La chapelle Saint Aurélien de Limoges

Au cœur du quartier de la boucherie, la chapelle date de 1475

À l’origine, la chapelle fut construite pour recueillir les reliques de saint Aurélien, patron des bouchers, qui se trouvaient alors dans l’église saint Cessateur (disparue, située au bas de l’actuelle rue des Pénitents-Rouges).
On dit qu’il succéda à Saint Martial à la charge d’évêque de Limoges.
Au 17ème siècle, le chœur fut agrandi et décoré dans le style baroque.
La confrérie de saint Aurélien en est le propriétaire. La chapelle est encore un lieu de culte important pour les habitants du quartier de la Boucherie et les membres de la confrérie.

Les couleurs de la confrérie sont le blanc (fidélité) et le vert (espérance).

La façade principale, donnant sur la place, est ornée de plusieurs sculptures :
D’abord deux grandes statues : saint Jean l’évangéliste, avec l’aigle qui le symbolise et sainte Catherine d’Alexandrie, avec les instruments de son martyre.
Puis, de part et d’autre de l’horloge, il y a deux blasons : à droite, celui des Juge, à gauche, celui des Cibot.
Au-dessus figurent un portrait, très abimé par les intempéries, probablement de saint Aurélien, et, au-dessus, un cartouche portant la date de 1652, année de la réalisation de cette façade.

Le clocher est couvert en bardeaux de châtaignier ; il abrite la petite cloche de l’horloge et deux cloches pour sonner les offices. Le portail porte la date de 1775 dans un cartouche : c’est l’année où cette entrée a été élargie.

La croix des Carmes


Une croix monolithe qui se trouvait, avant la Révolution, devant le couvent des Grands Carmes. Un socle en granit et la croix en calcaire finement et richement sculpté.
Au sommet la croix présente une double scène. devant le Christ en croix et derrière le Christ à la colonne ou Christ aux outrages (Le Christ attaché, les mains derrière le dos, à une colonne dans la première étape de sa Passion).
La croix est toujours protégée par un auvent et honorée par une lampe qui brille en permanence.


Un récit liturgique du Xe siècle sur la vie de Saint Martial fait d’Aurélien le successeur du Saint comme évêque de Limoges. Son corps fut solennellement élevé de terre en 1316 dans l’église Saint-Cessateur de la ville et conservé ensuite par la corporation des bouchers dans la chapelle qui porte son nom. (Ostensions 2009 - Les 71èmes Ostensions limousines, entre profane et sacré)
« La chapelle Saint Aurélien de Limoges, en Haute Vienne, a vu ses fondements sortir de terre au XVe siècle. Elle abrite les restes de Saint Aurélien, ancien évêque de Limoges. Aujourd’hui propriété de la confrérie qui porte le même nom, elle est et reste le symbole de l’ancienne corporation des bouchers. » (Trivago)
« Les Saints ne sont plus à eux. Ils ne conservent rien pour eux. Ils sont à Dieu. Et comme Dieu est immortel, les Saints ne meurent pas. Ils entrent dans la gloire de Dieu. Ils reflètent la lumière de Dieu. Ils participent à la puissance de Dieu. Les Saints dont nous vénérons aujourd’hui les reliques, saint Martial, le premier Évêque de Limoges, saint Loup et saint Aurélien, trois saints limousins… » (Homélie du Cal Moussa Ier Daoud, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales lors de la cérémonie des ostensions - Limoges - le 7 avril 2002)
Voir aussi sur le site de la Confrérie Saint Aurélien : Au IIIe siècle, Limoges, qui s’appelait alors Augustoritum, fut évangélisée par l’évêque Martial. La légende rapporte que l’empereur romain, inquiet des progrès du christianisme, aurait envoyé en Aquitaine un prêtre du culte païen connu pour son zèle et son éloquence, Aurelius Cotta. Celui-ci, arrivé à Augustoritum, se serait violemment opposé à Martial.
Selon une anecdote très légendaire, l’évangélisateur irrité aurait demandé à Dieu de frapper son persécuteur par la foudre, ce qui se serait immédiatement réalisé. Martial, se repentant aussitôt, aurait demandé et obtenu le retour d’Aurelius à la vie ; ce dernier se serait alors converti au christianisme…
Aurelius, devenu par son baptême Aurélien, fut désormais le fidèle disciple de celui qu’il avait pourchassé. Il mit son zèle et son éloquence au service de la foi du Christ. Au décès de l’évangélisateur du Limousin, c’est donc tout naturellement que l’ancien prêtre des idoles païennes fut élu évêque. Aurélien présida ainsi durant cinq ans aux destinées du diocèse de Limoges, jusqu’à sa mort
(In http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10629/Saint-Aurelien.html)

Le retable

Le panneau central est séparé des ailes par des colonnes torses ornées de pampres de vigne. Elles supportent un entablement sur lequel sont assis deux angelots
Le retable baroque dont le centre est occupé par un tableau représentant la Transfiguration (copie inversée d’une partie d’un tableau de Raphaël conservé à la pinacothèque du Vatican) et qui cache la châsse abritant les reliques de saint Aurélien (à gauche) et la châsse abritant les reliques de Sainte Perpétue (à droite).
La châsse de Saint Aurélien est exposée durant les ostensions septennales.


Les ostensions constituent une spécificité du diocèse de Limoges, ou plus exactement du département de la Haute-Vienne un peu étendu à la Creuse, à la Charente limousine et à la Vienne.
Elles consistent dans la présentation (en latin, ostensio, le fait de montrer) au peuple des reliques des saints locaux. Le but était à l’origine dans la protection contre un fléau : l’épidémie dite du Mal des Ardents (ergotisme du seigle), en 994, dont la guérison fut perçue comme miraculeuse, donna naissance au phénomène ostensionnaire.
Depuis le 16ème siècle, les ostensions ont lieu tous les sept ans. Organisées par les confréries dans plusieurs villes, par des comités ostensionnaires dans d’autres, toutes sont marquées par une grande procession dans les rues et chemins de la commune, suivie ou précédée par la messe.
(In http://confrerie-saint-aurelien.fr/pages/14.html)

La nef est composée de trois travées voutées d’ogives, elle est peu éclairée par trois petites fenêtres latérales. De forme trapézoidale, elle mesure 9,40 m. sur 3,70 au milieu. De très nombreux ex-votos couvrent les murs et plusieurs grandes statues la décorent.

A gauche, Saint Aurélien. A droite, Saint Martial.
La bannière de la confrérie de Saint-Aurélien vert et blanc, couleurs de la confrérie, échiquetées ; au centre, il porte le motif de la croix du Sauveur.
Sur une face, en lettres brodées d’or, on lit « corporation des bouchers de Limoges »’. Au centre de la croix, la date de 930 est celle, traditionnelle, de la fondation de la corporation. De part et d’autre sont marquées les dates de deux grands pèlerinages accomplis, en 1887 et 1892, par la confrérie à Rome. L’autre face porte seulement les mots « confrérie Saint-Aurélien » et, au centre de la croix, les deux initiales S et A.

La vierge au rognon


Sainte Anne tient un panier en châtaignier, la vierge a un bouquet de fleurs à la main droite et porte l’enfant Jésus dans son giron. L’enfant Jésus porte à sa bouche un rognon.
Ce geste rappelle que les bouchers de la rue offraient un rognon aux jeunes mères lorsqu’elles avaient enfanté.


technique : Sculpture
désignation : groupe sculpté (petite nature) : sainte Anne, la Vierge et l’Enfant ou sainte Anne trinitaire, dite l’Enfant au rognon
localisation : Limousin ; Haute-Vienne ; Limoges
édifice : chapelle Saint-Aurélien
dénomination : groupe sculpté
matériaux : calcaire (monolithe) : taillé, peint, polychrome, doré
structure : groupe relié
description : Le groupe sculpté relié comporte une base rectangulaire aux angles coupés. Le groupe est monolithe.
dimensions : h = 114 (hauteur totale) ; Sainte Anne : h = 107. Vierge : h = 77
Iconographie : sainte Anne trinitaire (sainte Anne : panier, fruit, Vierge à l’Enfant : couronne, bouquet, Enfant Jésus : fruit : ?)
commentaire iconographique : Sainte Anne est vêtue d’une longue robe, d’une guimpe retombant sur la poitrine, d’un voile froncé sur le dessus de la tête et d’un grand manteau passé sur la tête et dont un pan revient sous le poignet droit appuyé contre la hanche. La main droite tient un panier de vannerie garni de fruits. Devant elle, la petite Vierge couronnée a une attitude légèrement hanchée. Elle porte une robe retombant en plis élégants sur la terrasse et un manteau passé sur l’épaule droite et retenu par la main gauche où il enveloppe l’Enfant nu. Dans la main droite, la Vierge tient un petit bouquet de fleurs. L’Enfant tend la main droite au-dessus de la poitrine de la Vierge, et porte, de sa main gauche, un fruit (?) à sa bouche.
état : œuvre restaurée
précision état : Doigts de la main droite de l’Enfant brisés. Restauration par Brigitte Estève en 1996.
siècle : 1ère moitié 15e siècle
historique : Ce groupe sculpté de la première moitié du 15e siècle, représentant sainte Anne, la Vierge et l’Enfant, appartient à la confrérie des bouchers, propriétaire de la chapelle Saint-Aurélien. La légende voit dans l’objet que l’Enfant porte à sa bouche le rognon offert par les bouchers aux enfants qui accompagnaient leur mère dans les boutiques de la rue.
protection MH : 1957/07/23 : classé au titre objet
propriété : propriété d’une association cultuelle
type d’étude : liste objets classés MH
copyright : © Monuments historiques, 1998
enquête : 1998
date versement : 1993/12/06
référence  : PM87000163
(In www.patrimoine-de-france.org)
Pietà

La première piéta installée sur ce socle a été bénite par l’évêque de Limoges durant la Semaine Sainte 1869 qui était alors en terre cuite. Détruite il y a quelques années elle a été remplacée par une nouvelle, faite à l’identique mais en bronze.

Rue de la Boucherie au départ de la chapelle Saint Aurélien

La rue est bordée de maisons anciennes à pans de bois.

Une ancienne boucherie
Les Halles

Place de la Motte, une des deux halles couvertes que compte Limoges. Construites entre 1885 et 1889, la charpente métallique renseigne directement sur l’époque et rappelle instantanément Eiffel car ce sont deux de ses confrères Pesce et Lévesque qui se chargèrent de la fabrication du monument.

Le bâtiment est une structure de briques, de métal, de verre et de zinc découpé. Une frise en porcelaine dans la pure tradition limougeaude orne la façade. Celle-ci est composée de 368 panneaux présentant des produits vendus dans les halles (gibiers, viandes, fruits, …).

Immeuble Félix Vacquand

Au 7 place des Bancs, l’ancienne usine de chaussures Félix Vacquand.

Modillons de l’immeuble Félix Vacquand

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dimanche 31 juillet 2011
par  gs

Le Saint Roch en la chapelle Saint Aurélien de Limoges

Le Saint Roch en la chapelle Saint Aurélien de Limoges
Catégorie : Sculpture
Edifice de conservation : chapelle Saint-Aurélien
Matériaux : bois : taillé, peint, polychrome, doré
Structure : revers sculpté
Description : Le revers de la statue est travaillé, peint et doré. La base (…)

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