Randan

Les Coteaux de Randan au contact de la Basse Auvergne et du Bourbonnais.

Entre plaine et plateau, on découvre de larges panoramas sur la plaine de la Limagne et les montagnes qui l’enserrent : les Combrailles, la chaîne des Puys, le massif du Sancy, les monts du Livradois et les monts du Forez.

La forêt couvre le plateau tandis que les terres cultivées s’étirent sur les coteaux et dans les vallées.

Randan

Dominant la plaine de la Limagne avec vue sur les chaînes des Dômes, du Sancy et les Bois Noirs de Thiers, Randan est située dans la région des Varennes : longues collines constituées de dépôts grossiers de sable mêlé de galets.
Autrefois les versants des collines portaient des vignes.
La forêt de Randan (2.000 ha) plantée de chênes, de hêtres et de résineux borde la ville.

La présence de l’Homme préhistorique est peu attestée dans la région si ce n’est le tertre-tumulus de Saint Denis de Combarnazat, témoin d’une activité humaine à cette époque.

Ici les influences architecturales du nord et du sud de la France se croisent et s’entremêlent : diversité des matériaux : grès, calcaire, lave, pisé, brique, pans de bois, tuile plate, tuile canale, ardoise.

Randan est construite sur une légère éminence à 407 m d’altitude, à la limite du Bourbonnais dont l’influence se lit dans les maisons de briques rose-orangé à motifs géométriques.

Toponymie
Tout d’abord nommée pendant l’an II (1793) Randans, le nom de la commune est maintenu en 1801 selon le Bulletin des lois puis prendra peu à peu sa dénomination actuelle.

Ancienne commune du district de Riom qui deviendra l’actuel arrondissement de Riom en 1801, Randans (nom ancien délivré pendant l’an II) est alors le chef-lieu de canton.
En 1841, elle absorbe le village de Jussat.

En 570 Randan entre dans l’histoire.

Dans son « Historia francorum », Saint Grégoire de Tours signale l’existence d’un « Monasterium Randanense » à l’emplacement de l’actuel château.

A partir de 1204, les Seigneurs et Comtes se succèdent à Randan.

D’abord siège d’une châtellenie, Randan devient comté en 1566 au profit de Fulvie Pic de la Mirandole, descendante du célèbre humaniste italien.

Il fut visité par le Chevalier Bayard et célébré par Jean de La Rochefoucauld.
La descendance de la famille de Beaufremont marquis de Senecey restera jusqu’en 1714.

En 1821 le Duc de Choiseul-Praslin vend le château à la sœur du roi Louis-Philippe, Adélaïde d’Orléans.
Pendant 30 ans elle va façonner Randan et ses environs : transformation du château et construction de ses dépendances, plantation de milliers d’arbres dans le parc et la forêt, création de routes, de maisons forestières, d’établissements de bienfaisances…
Elle fit du terroir mal connu de Randan un Domaine Royal de grande renommée.

Dès lors le château devient une résidence préférée de la famille royale. Des têtes couronnées et les grands hommes de l’époque dont Victor Hugo, séjournent dans cette demeure fastueuse.

Le château fut détruit par un incendie en 1925 ne laissant que de majestueuses ruines.

Cette date marque le déclin du domaine. La Duchesse de Montpensier décédée en 1958 est la dernière des Orléans à posséder Randan. Ses héritiers mettent la propriété en vente en 1999.

Le dernier Domaine royal français est propriété du Conseil Régional d’Auvergne depuis février 2003. Les collections appartiennent à l’Etat. Un programme de restauration et de mise en valeur est en cours.
Le Domaine est ouvert au public depuis juillet 2003.

Eglise Saint Jean-Baptiste

Sous le vocable de Saint Jean Baptiste, l’église de Randan fait partie de la Paroisse Saint Nicolas sur Dore Allier depuis 2002.

A gauche, façade ouest
A droite, collatéral nord et contreforts.

Portail ouest avec au tympan, la Vierge à l’Enfant

L’église construite en 1490 par Jean de Polignac fut restaurée en 1844 par Adélaïde d’Orléans.

Intérieur

A cette époque l’église comportait deux nefs, la nef centrale et la nef latérale nord servait de sépulture aux seigneurs du lieu.

Chœur et nef principale

En 1821, la princesse Adélaïde d’Orléans, devient propriétaire du château et des terres environnantes.

De 1821 à 1841, la population augmentant de plus de trois cents habitants, l’église trop petite et en mauvais état demande des travaux d’aménagement.
Grâce à la générosité de la princesse, la commune peut enfin agrandir l’église et en rénover l’intérieur. Les travaux seront terminés en 1844 comme l’atteste une inscription latine sur le tympan du portail.

  • Mobilier

De cette époque il nous reste le maître autel, et les vitraux du chœur commandés par Madame Adélaïde d’Orléans et offerts « à son auguste sœur » par le Roi Louis Philippe et payés par la liste civile.

A remarquer également les verrières des nefs latérales, de facture moderne, réalisées par Alain Makazaviez peintre-verrier, à la demande de l’abbé Edmond Fleury curé de Randan dans les années 1960.

Vers les fonds baptismaux un vitrail représentant le baptême du Christ par Saint Jean Baptiste

Et au fond de la nef sud Saint Joseph et l’Enfant Jésus. Deux baies peintes en 1887 et 1888 par Félix Gaudin de Clermont-Ferrand.

Sources : Abbé Edmond Fleury : « Randan mon beau pays »

Le Monument aux Morts de Randan est un des rares monuments polychrome qui ait été érigés après la guerre. La plupart des monuments aux morts sont de la couleur de la pierre en signe de deuil. Ici il célèbre d’abord la victoire d’où la couleur et la couronne de laurier.
Il a servi de modèle à bon nombre de monuments dans la région.

Eglise de Jussat

Située à 2 kilomètres au sud de Randan, avant d’être rattachée à Randan, Jussat fut une commune indépendante jusqu’en 1841.

Eglise paroissiale Sainte-Madeleine (12ème)

Edifice de pur style Roman

A gauche, entrée ouest ouverture en plein cintre.
A droite, modillons et contreforts.
Cette église est sans doute l’une des plus anciennes de toute la région.
Classée, en 1956 aux monuments historiques en raison de ses sculptures naïves à l’extérieur, de ses peintures décoratives à l’intérieur dont certaines sont encore masquées par l’enduit.

  • Intérieur
    Coupole sur trompes et décor peint
Nef et tirants en bois

La restauration de la nef par des tirants (De nos jours : pièce métallique en fer rond, employée en charpente et destinée à reprendre des efforts de traction. (source : crit.archi) en bois datent de 1426.
Dans le clocher se trouve une cloche datant de 1713.


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