Meaux

Le territoire de Meaux est une grande cuvette orientée nord-sud, creusée par la Marne, dans le plateau de Brie, pendant plusieurs centaines de milliers d’années.
Désigné, en 50 av. J.C., sous le nom de Latinum par César, la ville se transforme à l’époque gallo-romaine.
Au 4ème siècle de notre ère, la ville est exposée aux invasions barbares qui la détruisent partiellement.

Rapidement prospère puisque placée à la croisée de deux voies antiques : celles qui relient Chalon à Lutèce (Paris) et Boulogne à Troyes.
Sa situation privilégiée à proximité de Paris, sur la route de l’Allemagne, favorise au 16ème siècle la diffusion des idées réformatrices dans la cité.

En ces temps troublés, la chasse aux hérétiques fait rage et c’est l’entrée solennelle d’Henry IV à Meaux, le 1er janvier 1594, qui met enfin un terme à plusieurs décennies de guerre civile dans la région.

Puis le 17ème siècle est marqué par la présence de Jacques Bénigne Bossuet, précepteur du Dauphin, surnommé « l’Aigle de Meaux ». Il est âgé de 54 ans lorsqu’il devient évêque de Meaux.

Meaux c’est aussi :

  • son célèbre fromage, le Brie de Meaux, à base de lait de vache, à pâte molle, à croute fleurie.
    En 1793, Lavallée disait "Le brie, aimé par les riches et les pauvres, prêchait l’égalité avant qu’on ne l’ait jamais imaginée possible".
  • sa moutarde de Meaux, dont l’origine se perd dans la nuit des temps, se décline, aujourd’hui, en de nombreuses variétés aromatisées au cognac, au miel, au poivre, au pain d’épice…

La cathédrale Saint Etienne

Longueur : 92 m
Largeur : 46 m
Hauteur des voûtes : 31 m
Bas-côtés : 16 m
Commencé vers 1179, la construction de la cathédrale gothique actuelle (Saint-Etienne) est l’œuvre de l’architecte Gauthier de Varinfroy qui a reconstruit en totalité le chœur.
Plus de 3 siècles ont été nécessaires pour édifier cette cathédrale.

Extérieur

  • Inscription
    Sur le mur de la façade ouest
  • Portail ouest
    Conçu avec trois portails, comme à Notre-Dame de Paris, le portail ouest très marqué par les guerres de religion du 16ème siècle : ses côtés sont garnis de saints, statues décapitées le 25 juin 1562.
    • A gauche, portail de Jean Baptiste sous la Tour (16ème siècle). cette tour vient d’être restaurée.
    • Au centre, porte du Jugement dernier. Au tympan le Christ, encadrés par Saint Jean Baptiste et Saint Jacques le Majeur tenant son bâton, la Vierge Marie et Saint Jean agenouillés.
    • A droite, portail de la Vierge Marie, sous la Tour Noire restée inachevée.
  • Détail porte du Christ
    Deux chanoines surveillent les entrées et les sorties. Le chanoine de Gauche porte le lorgnon binocle.
  • Tour
    La Tour carrée, décorée de motifs flamboyants, contient 4 cloches fut achevée en 1540.
    La Tour Noire, dont le travaux durèrent de 1460 à 1473, porte encore son clocher en bois provisoire qui ne sera jamais remplacé.
  • Vieux Chapitre
    Le Vieux Chapitre : édifice, ayant l’aspect d’une forteresse, avec ses quatre tourelles en encorbellement. C’était, depuis le 13ème siècle, le bâtiment du chapitre cathédral.
    Son principal intérêt architectural réside dans son escalier extérieur qui permet d’accéder à l’étage noble.
    la passerelle reliant la cathédrale au Vieux-Chapitre date de la restauration du bâtiment entre 1930 et 1935.

Intérieur

  • La nef
    Nef assez courte éclairée par une rosace flamboyante du 15ème siècle.
    Le chœur reconstruit après 1250 est de style gothique flamboyant et conserve son vitrail de la Crucifixion du 14ème siècle.
  • Chapelle de la Visitation
    Haut relief de la visitation de Marie à Elisabeth : composition du 16ème siècle.
    La cuve baptismale est du 19ème siècle.
    Dans une lancette du haut de la verrière, trois fleurs de lys sur fond bleu sont entourées par le collier des Chevaliers de Saint Michel fondé par Louis XI en 1469.
  • Chapelle Jean Rose
    Chapelle fondée par Jean Rose, mort en 1328, et dont la dalle funéraire est relevée sur le côté ouest.
    Riche bourgeois et bienfaiteur de cette ville, il est enterré à côté de sa femme morte en 1364.
  • Chapelle Saint Eloi, Saint Fiacre, Saint Roch
    Chapelle Saint Eloi (qui a disparu), Saint Fiacre, Saint Roch (cf. infra).
    Le tableau au-dessus de l’autel est ’Sainte Bathilde aux pieds de Saint Eloi’.
  • Porte Maugani
    Cette porte nord au décor flamboyant était empruntée par les chanoines qui habitaient le cloître pour venir aux offices, elle est toujours en service.
    Au milieu d’un décor flamboyant : accolade et choux frisé, figure un blason avec poisson et croix.
    Quand à Maugani c’est le nom d’un malfaiteur arrêté là au mépris du droit d’asile, et pendu (1372).

Mobilier

  • Détail vitrail de la chapelle de la Vierge
    Vitrail relatant les épisodes de sa vie mêlée à celle de Jésus. Verrières du 19ème siècle, imitation du 13ème siècle.
  • Philippe de Castille
    Philipe de Castille représenté à genoux, vêtu de son armure, les mains jointes, son casque est placé à terre, auprès de lui.
    Marbre blanc du 17ème siècle.
  • Dieu de la Pitié ou Ecce Homo
    Statue de pierre, fin 16ème, jadis polychrome, encore appelée ’Christen dérision’ - Christ aux liens" - Instantané de la Passion de Jésus, couronné d’épines -.
    Aux pieds de ce Christ de douleur, un chanoine est représenté à genoux, portant un phylactère dont l’inscription est effacé.
    Dans le blason du socle, les instruments de la Passion : croix, clous, marteau, échelle, lance,…
  • Pierre tombale
    Autour de la pierre tombale on peut lire écrit en lettres gothiques :
    "Ci git le corps de vénérable et discrète personne maître Laurent Gobillon en son vivant prêtre natif de Mortagne au Perche et chanoine en l’église de céans que trépassa le 8 de août 1532’.
  • Bossuet et orgues
    • A gauche, grand monument de Bossuet, érigé pour le bicentenaire de sa mort.
      Bossuet, orateur sacré, grand prédicateur, évêque de Meaux surnommé l’Aigle de Meaux car il est tel l’aigle qui éveille sa nichée et plane au-dessus de ses petits.
    • A droite, les grandes orgues, œuvre de Valéran de Héman, inaugurées en 1627.
      Elles sont surmontées de statues qui évoquent le retour du Christ à la fin des temps.
  • Détail de miséricordes des stalles du 17ème siècle
    La miséricorde, également appelée patience, est une petite console fixée à la partie inférieure du siège pliant d’une stalle de chœur. Elle permet au clerc ou au moine qui participe à l’office divin de prendre appui sur elle lorsqu’il se tient debout et que son siège est relevé et permet alors d’être presque assis tout en ayant l’air de se tenir debout.
    Les artistes, surtout au 15ème siècle, se sont plu à les orner de sujets variés, fantaisistes et quelquefois libres.
  • La Chaire
    La chaire, dans la nef, rétablie en 1824. Panneau de la cuve : 1621 ; panneaux du dossier : 4 apôtres, 18ème siècle.
    Un angelot claironne sur l’abat voix.
  • Saint Fiacre (à gauche) et Saint Roch (à droite)

Meaux et le canal de l’Ourcq

Le projet du canal de l’Ourcq date du début du 16ème siècle mais il faudra attendre 1825 pour voir la mise en eau du canal.
Le canal permet l’approvisionnement de la capitale en bois de chauffage et de construction à partir de la forêt de Retz.

En 1836, un service de bateaux-postes entre Meaux et Paris, assure une liaison en quatre heures jusqu’en 1849 à l’arrivée du chemin de fer.

L’eau acheminée par le canal de l’Ourcq sert encore aujourd’hui à l’arrosage des parcs et jardins de la capitale ainsi qu’au fonctionnement de ses nombreuses fontaines décoratives.


Articles publiés dans cette rubrique

dimanche 26 juin 2011
par  gs

Le Saint Roch de Meaux

Le Saint Roch de Meaux en la cathédrale Saint Etienne

Agenda

<<

2017

 

<<

Août

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
31123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031123
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois