Jouarre

Dominant les méandres du Petit Morin, cette terre fertile de Brie, facilitant les passages favorables aux échanges commerciaux et aux pèlerinages, permit le développement de la région qui devint " le grenier de Paris ". C’est ici que Jouarre, au bord du plateau de la Brie, prend naissance dès la préhistoire.

L’église Saint Pierre Saint Paul

Extérieur
A gauche, la Tour Romane de l’abbaye. Construite vers la fin du 11ème sur des ruines carolingiennes. A l’origine, elle était le clocher de l’église abbatiale. Endommagée lors de la guerre de Cent Ans, au début du 15ème siècle, elle fut restaurée, au 16ème siècle, par les abbesses Madeleine d’Orléans (qui était demi-sœur du roi François Ier) et Jeanne de Lorraine. Puis transformée en habitation, annexée d’une forge, à la Révolution, la Tour avait ainsi perdu sa flèche et au 19ème on rasa un étage de 5 m ce qui explique la silhouette massive d’aujourd’hui.
Au centre l’ancienne aumônerie devenue un centre à la disposition du Secours Catholique.
A droite l’église paroissiale Saint Pierre Saint Paul édifiée au 15ème siècle avec une tour clocher.
Au premier plan, une croix monolithe du 13ème siècle.

Intérieur

  • Le chœur

    Autour du chœur, les 7 châsses des saintes abbesses, des saints apôtres, de Saint Prix et Saint Hilaire, de Saint Vérien, de Saint Ebregesile, de Saint Claudien, de Sainte Pélagie (4ème quart du 16ème siècle).

  • Détail de châsses
    • A gauche, châsse de Saint Vérien ;
    • A droite, châsse de Saint Prix et de Saint Hilaire.
  • Culs-de-lampe de la porte d’entrée

Mobilier

  • La mise au tombeau

    Commandée par l’abbesse Antoinette de Moustiers (1493-1515), cette œuvre fut réalisée par l’atelier de Michel Colombe, vers la fin de la vie du sculpteur. Seule la figure du Christ aurait été réalisée par le célèbre artiste tourangeau. Pour le reste de l’œuvre, le travail serait de G. Regnault, disciple de Michel Colombe. Notons que le visage de la Vierge pourrait être le portrait d’Antoinette de Moustiers, ou de Madeleine d’Orléans, sous l’abbatiat de laquelle cet ensemble fut terminé.

  • La Vierge de Pitié, Saint Jean et Sainte Madeleine (15ème siècle).
  • De nombreuses statues

A droite, Saint Vincent

A gauche, Vierge à l’oiseau

A gauche, Marthe et la Tarasque ; A droite Saint Pierre

A gauche, Saint Antoine de Padoue ; A droite, Saint Michel terrassant le dragon (15ème siècle)

A droite, Anne mère de Marie : son éducatrice

A gauche, Sainte Catherine (15ème siècle) ; A droite Saint Eloi

A gauche, les fonts baptismaux (1561)

  • Deux impressionnantes châsses datant du Moyen Age et encore utilisées aujourd’hui lors des processions de la Pentecôte ou de l’Assomption.
  • Une statue du Christ aux liens du 16ème siècle
  • Une dalle funéraire d’un prêtre du 13ème siècle

L’abbaye Notre Dame de Jouarre

http://abbayejouarre.org/
Adon un des trois fils de Saint Authaire (haut fonctionnaire du roi Clotaire II) fonde, avec Saint Colomban, venu d’Irlande, au 7ème siècle ce monastère en terre de Brie.
L’abbaye abrite toujours une communauté d’une quarantaine de sœurs. La Règle austère dérivée de celle de Saint Colomban la guide au début. Au 8ème siècle, Charlemagne au Concile d’Aix-la-Chapelle, unifie les communautés monastiques selon la Règle de Saint Benoît de Nursie, reconnue pour son humanité.
La règle de vie très stricte, de vivre en autosubsistance et coupé du monde extérieur a été assouplie depuis Vatican II. Par exemple, les sœurs peuvent sortir de l’abbaye dans des situations particulières comme pour aller se faire soigner à l’hôpital ou assister aux obsèques d’un proche en ligne directe.

L’abbaye royale Notre-Dame de Jouarre fut souvent ruinée (Invasions normandes des 8ème et 9ème siècles, guerre de Cent Ans, au début du 15ème siècle). Aussi, les bâtiments actuels sont principalement du 18ème siècle, entre 1742 et 1756, alors que l’abbaye dépendait de l’abbesse Montmorin.

La crypte mérovingienne

La crypte Saint Paul, une salle à trois nefs, est un des plus beaux vestiges de l’époque mérovingienne des 7ème et 8ème siècles.
http://www.tourisme-jouarre.com/cry...
La crypte abrite les cénotaphes des fondateurs de l’abbaye

  • Tombeau de l’abbesse Aguilberte, morte vers 680
  • Tombeau de l’abbesse Théodechilde, morte vers 662
  • Tombeau de Saint Agilbert, évêque de Paris, mort fin 7ème siècle
  • Tombeau de Sainte Ozanne, princesse d’Ecosse et religieuse de Jouarre.
Tombeau de Saint Agilbert (7ème siècle)


Le Christ tétramorphe, bas relief à la tête du tombeau de Saint Agilbert (7ème siècle).
Le Christ apparaît jeune, imberbe, d’une figuration proche d’une représentation à la mode byzantine.
• L’homme est Matthieu : son évangile débute par la généalogie humaine de Jésus.
• L’aigle est Jean : son évangile commence par le mystère céleste
• Le bœuf est Luc : aux premiers versets de son évangile, il fait allusion à Zacharie qui offre un sacrifice à Dieu, or dans le bestiaire traditionnel, le bœuf est signe de sacrifice.
• Le lion est Marc : dans les premières lignes de son évangile, Jean-Baptiste crie dans le désert (« un cri surgit dans le désert »).
Ils tiennent chacun un livre : chacun son évangile.
Le bas-relief d’un mètre de côté est dans son état de découverte au 19ème siècle et présente un caractère de conservation tout à fait exceptionnel.


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samedi 25 juin 2011
par  gs

Le Saint Roch de Jouarre

Sur la colonne dédiée à Saint Roch, à gauche du chœur, on aurait dû trouver la superbe représentation ci-dessus du 16ème siècle.
Saint Roch en habit princier et l’ange tenant un bandage sur son genoux. Le chien est de bonne taille.
L’Office de Tourisme questionné à ce sujet ne dispose pas d’information Le (…)

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