Le Gua

Le Gua est une commune située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes, dans l’ancienne province de la Saintonge.
C’est un ancien village de sauniers, établi à l’entrée du bassin ostréicole de Marennes-Oléron, non loin de l’estuaire de la Seudre.

Origine du nom
Plusieurs versions se disputent toujours l’origine du nom de Le Gua :

  • Le Gua tirerait son nom de l’abandon des marais salant, asséchés, quand la mer s’est retirée. Les marais étant dits alors « Marais Gâts ».
  • Le nom de la commune dériverait du latin vadum, ayant donné au Moyen Age le nom « Vado », avant de devenir « Gua », terme d’origine occitane désignant un gué.
  • Situé à un endroit stratégique de la rivière où on traversait à gué, le village s’appelait alors Saint Laurent du Gué.
    Sous la Révolution, le village devint Le Gua.


Histoire
Autour des ports de Dervie, Châlons, Saint Martin et Montsanson, Le Gua a développé un important commerce du sel et du vin, lui assurant très vite sa richesse.
Déjà au premier siècle une voie pré-romaine et une butte dite de Montsanson auraient existées.
En 1233, Hugues le Brun, sire de Lusignan et l’Abbesse de Saintes se disputèrent les riches marais allant du Gua au Chapus. Un traité définit leurs communes possession en terre de Saintonge.

Un enfant du pays, Jean-François Renaudin, natif de la commune, commandant l’équipage du navire Le Vengeur du peuple, un vaisseau de 74 canons, eut une conduite héroïque contre les anglais le 13 prairial An II (1774).
La flotte britannique tentait d’arraisonner les 117 transports de blé américain. Au quatrième jour, après un terrible corps à corps avec The Brunswick, qui perdit tous ses mâts, le Vengeur du peuple fut canonné à bout portant par The Ramillies et sombra.
Le commandant Renaudin fut contraint d’amener alors ses couleurs pour sauver les survivants de son équipage.

La région prospérera dans la culture de la vigne jusqu’au ravage du phylloxéra puis se tourna alors vers l’élevage bovin sur les marais de la Seudre assainis.
Une importante laiterie coopérative produira un beurre renommé, au petit goût de noisettes, jusqu’en 1986.
Le Gua vit aujourd’hui principalement des activités liées au tourisme, bien située à l’intersection de 2 axes importants : La Rochelle - Royan et Saintes - Oléron.

Eglise Saint-Laurent (12ème)

Eglise romane aux formes très simples, inspirées du néo-classicisme, conserve son clocher carré, recouvert d’une flèche en ardoise, fortifié au 12ème siècle. Le clocher s’élève sur trois niveaux : un rez-de-chaussée, conservant des voûtes gothiques ; un premier niveau, où se superposent des arcades aveugles et des baies géminées, et un second niveau, édifié autour du 15ème siècle afin de servir de chemin de ronde qui possède 2 baies géminées surmontées d’un cordon sculpté de pointes de diamant.

Durant la guerre de Cent Ans, Français et Anglais se disputent le pays de Marennes. Les troupes du comte de Derby ravagent la région comme les Routiers alors l’église devint place forte et se fortifie aux 14ème et 15ème siècles notamment le chemin de ronde percé de petites ouvertures carrées (15ème siècle).
Mais l’église a terriblement souffert au fil du temps et des Guerres que, en 1800, la décision est prise de la détruire et de la reconstruire.
Le clocher a été conservé mais naguère élevé à la croisée du transept (des arcs doubleaux pris dans la maçonnerie sont toujours visible sur ses quatre faces), il est désormais situé au sud.

L’église Saint-Laurent est mentionnée pour la première fois dans une charte datée de 1047, dans laquelle Geoffroy Martel déclare céder les églises de Saint-Martin de Sanzillac (Saint-Martin du Gua) et de Saint-Laurent du Gua à l’abbaye aux Dames de Saintes : « Nous donnons à Dieu et à Sainte Marie (…) l’église de Saint Martin de Sanzillac, Saint Laurent du Gua, en même temps que les paroisses avec toutes leurs propriétés et tous leurs revenus »

Intérieur

  • La nef, éclairée par des baies en plein cintre. Les vitraux des 19ème et 20ème siècles illustrent la vie et martyre de Saint Laurent, Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, Saint Jean-Baptiste, la crucifixion de Jésus
  • L’intérieur présente une disposition en croix latine avec ses deux chapelles latérales.
  • L’abside, voûtée en cul de four, présente des fresques apparemment restaurées.
  • Le maître-autel et son tabernacle proviennent de l’église Saint-Pierre-ès-liens de Dercie.

technique : menuiserie ; sculpture
désignation : tabernacle, gradin (tabernacle à ailes)
localisation : Poitou-Charentes ; Charente-Maritime ; Le Gua
édifice : église
dénomination : tabernacle ; gradin d’autel
matériaux : bois : taillé, peint, doré
dimensions : dimensions non prises
iconographie : ange
état : œuvre restaurée
siècle : 18e siècle
historique : L’ensemble à été restauré en 1992 par Bruno Capredon et Brigitte Estève.
œuvre volée : 3 sculptures du tabernacle (2 anges adorateurs et 1 Christ) volées le 24-25 novembre 1997
protection MH : 1978/06/12 : classé au titre objet
propriété : propriété de la commune
type d’étude : liste objets classés MH
copyright : © Monuments historiques, 1993
date versement : 1997/04/22
référence : PM17000152
In www.patrimoine-de-france.org
  • Le bénitier
  • Les fonts baptismaux
  • Le monument aux morts
  • Statuaire

    A gauche, saint Laurent et son grill


Hagiographie : Saint Laurent
Diacre de l’Église de Rome, auprès du pape saint Sixte II, il a pour fonction d’être le gardien des biens de l’Église. Lorsque l’empereur Valérien prend un édit de persécution interdisant le culte chrétien, même dans les cimetières, il est arrêté en même temps que le pape et les autres diacres. Ils sont immédiatement mis à mort, mais lui est épargné dans l’espoir qu’il va livrer les trésors de l’Église.. Sommé de livrer les trésors, il rassemble les pauvres, les infirmes, les boiteux, les aveugles. "Voilà les trésors de l’Église." Il est condamné à être brûlé vif sur le gril. Il a encore le sens de l’humour et un courage extraordinaire : "C’est bien grillé de ce côté, tu peux retourner," dira-t-il au bourreau. Il fut l’un des martyrs les plus célèbres de la chrétienté.

Au centre, Sacré cœur de Jésus
A droite,  ?

  • Tableaux

    A droite, 2ème : Baptême de jésus dans le Jourdain par Jean le Baptiste. Au dessus la colombe : l’Esprit Saint. On entend la Voix du Père : « Celui-ci est mon Fils bienaimé… »

Manifestation de Dieu en 3 personnes : Père, Fils, Saint Esprit = la Trinité.

Et dans les environs

  • L’abbaye de Sablonceaux

    Pour réparer sa faute d’avoir soutenu l’antipape Anaclet, le duc Guillaume X d’Aquitaine donne ses possessions de Saintonge " pour y bâtir une église au Seigneur, et l’usage de la forêt pour les frères servant le Seigneur ".
    L’abbaye de Sablonceaux est ainsi fondée par l’ermite Geoffroy de Lauroux à la demande de Saint Bernard et selon la Règle de Saint Augustin en 1135.

  • Le puits de la Tourelle au village à Saint Sornin

    Le puits de la Tourelle, du 18ème siècle, doit son nom à sa forme inhabituelle : d’une base ronde, pour se terminer en cône en son sommet.


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vendredi 2 novembre 2012
par  gs

Le saint Roch de Le Gua

Le saint Roch de Le Gua en l’église Saint-Laurent

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