Saint Nicolas de Véroce

Etymologie
La paroisse aurait été fondée au 10ème siècle, à l’époque où se répand le culte de Saint Nicolas (évêque de Myre en Asie Mineure, mort vers 324) d’où la première partie de son nom. La seconde partie dérive du mot latin "varros", qui signifie "aulne vert", arbuste que l’on trouve en quantité sur ses versants.

Histoire
Saint Nicolas de Véroce a longtemps vécu en autosubsistance grâce à ses ressources agricoles (culture et élevage).

Dès le 16ème, sa population augmente et le manque de nourriture se fait sentir : c’est le début de l’émigration. Certains quittent alors le « pays », parfois définitivement, pour tenter de faire fortune grâce au commerce en Autriche, en Pologne, vers les « Allemagnes ». Tous n’ont pas atteint leur but. Cependant les émigrants qui réussissent à se faire une bonne situation n’oublient pas pour autant leurs racines et envoient à leurs familles divers dons et cadeaux.

Au 19ème siècle, l’émigration devient plutôt périodique et tournée vers la France, avant de disparaître dans les années 1880.

Patrimoine
L’église est située dans le département français de la Haute-Savoie, sur la commune de Saint-Gervais-les-Bains.

Construite en 1725 grâce à l’apport financier de ceux qui ont migré (colporteurs, etc.), elle reflète la ferveur religieuse de toute une vallée au début du 18ème.
Dédiée à Nicolas de Myre, elle n’est attestée qu’en 1280, tout en supposant qu’elle puisse être bien antérieure. Elle est liée à l’abbaye de Contamine-sur-Arve. Cependant, il semble que l’église ait reçue au 11ème siècle une relique du saint, un os du poignet, qui est enchâssé dans un bras reliquaire.

Saint Nicolas fut pris comme patron de la communauté à une date inconnue. Né en 270, il fut évêque de Myre, en Asie Mineure. Remarquable par sa foi et sa charité, il fut canonisé et son culte se répandit dans le monde oriental d’abord, puis dans toute l’Europe. C’est le patron des marchands et des mariniers,

Le patrimoine religieux présent dans la Commune de Saint-Gervais résulte en grande partie de l’émigration, très développée au 18ème siècle, dans les bas pays germaniques. Il est constitué de beaux monuments de l’art baroque ainsi que de chapelles, oratoires, mobiliers, trésors et collection d’œuvres d’art religieux
C’est l’une des plus belles églises baroques du Pays du Mont-Blanc.
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Agiographie : Saint Nicholas de Myre (Evêque de Myre (✝ v. 350)=
Nous ne savons que peu de choses de lui. Il naquit en Asie Mineure, devint évêque de Myre et, à ce titre, il assiste et souscrit au concile de Nicée en 325. Par contre, sa vie posthume est beaucoup plus riche, grâce aux légendes sans doute fondées sur la réputation de sa bonté envers les pauvres et les enfants. Son tombeau devient un lieu de pèlerinage, d’abord à Myre, puis à Bari en Italie où ses reliques furent transportées au 11ème siècle pour les protéger des Musulmans. Chaque année, des délégations des Églises orthodoxes, particulièrement de Russie, viennent se joindre au pèlerinage des catholiques latins, en une rencontre œcuménique significative. Le « bon saint Nicolas » est invoqué aussi bien en Orient où il est le patron des Russes, qu’en Occident où il est le patron des enfants et, si l’on peut parler ainsi, l’ancêtre du Père Noël.
http://metz.catholique.fr/ : Il est fêté le 9 mai par les Églises d’Orient.

  • Un internaute nous signale : « Saint Nicolas honoré en Lorraine est aussi le protecteur des filles à marier et des prisonniers. Deux épisodes de sa légende : l’un explique qu’il fournit secrètement une dot à trois sœurs dont le père trop pauvre ne pouvait les marier, l’autre rapporte qu’il exauça les prières du seigneur de Réchicourt (actuelle Moselle), prisonnier en Terre Sainte depuis des années, qui se retrouva miraculeusement libéré de ses chaînes sur le parvis de la basilique à St Nicolas de Port (Meurthe-et-Moselle). »
  • L’évêché de Metz nous signale : « La fête de St Nicolas de Smyrne est une fête obligatoire pour toute la Lorraine : il est son saint patron. Le diocèse de Nancy possède la Basilique St Nicolas de Port qui abrite des reliques rapportées par le chevalier Aubert de Bari.
    Le diocèse de Metz compte 36 églises ou chapelles de ce patronyme. »
    Nicolas fut évêque de Myre (Asie Mineure) dans la première moitié du 4ème siècle. Au 6ème siècle, une église à son nom abritait son tombeau. Mais, en 1087, des marins de Bari s’emparèrent de ses reliques et les emportèrent dans leur ville qui est devenue le centre de son culte. A la même époque, le chevalier Aubert, de Port, près de Nancy, rapporta d’un voyage à Bari une relique du saint. Dans cette localité, qui prit plus tard le nom de Saint-Nicolas-de-Port, plusieurs églises furent construites successivement jusqu’à la belle basilique actuelle où viendront, nombreux, les pèlerins à l’exemple de Jeanne-la-Lorraine.
    Dans le diocèse de Metz, trente-six églises ou chapelles portent le titre de saint Nicolas. La plus célèbre est celle de Munster
    Mémoire de saint Nicolas, évêque de Myre en Lycie au 4ème siècle, célèbre en Occident comme en Orient, car Dieu récompensa par de nombreux miracles sa charité et son zèle apostolique.


Martyrologe romain
Délivre-nous de toutes nécessités, ô saint Père, par tes prières auprès du Seigneur. O saint pontife Nicolas, port tranquille où trouve un abri quiconque réclame ton secours au milieu de la tempête, prie le Christ qu’il daigne déployer pour nos âmes sa grande miséricorde.
Office orthodoxe des Sobors moscovites


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