Castelnau de Montmiral

Fièrement juché sur son éperon rocheux, le village de Castelnau de Montmiral est un véritable poste d’observation qui connaît au Moyen Âge, un essor remarquable et voit s’édifier un château seigneurial doublé d’une imprenable forteresse.
Le village a été fondé en 1222 par Raymond VII Comte de Toulouse.
La place principale est bordée de maisons médiévales avec au rez de chaussée, des arcades « les couverts » et à l’intérieur du village de jolies maisons en brique et à pans de bois.
La place de la Rose était le lieu de rendez-vous des pèlerins partant pour Rome ou Saint-Jacques de Compostelle.
Un pilori en pierre était utilisé non seulement pour abattre les animaux mais également pour attacher les femmes adultères et les petits voleurs dans le but de les exposer à la vindicte publique.et pour servir d’exemple.
A l’autre bout du village s’élève une statue de Marie sur un promontoire le « pechmiral » avec une vue imprenable sur la forêt et l’Albigeois.

Eglise Notre-Dame de l’Assomption

L’église conserve deux parties des XVe et XVIe siècles (sanctuaire, deux chapelles et quelques fenêtres en ogive trilobée).
Le clocher de forme carrée avait à l’origine dix toises de hauteur ; il était surmonté d’une flèche en charpente recouverte de tuiles qui s’achevait à 27 mètres de haut par un coq en fer forgé.
Bien que solidement bâti, la lourde flèche exposée à tous les vents provoqua de dangereux mouvements dans la maçonnerie. La flèche fut alors remplacée par deux petites tourelles. elles mêmes démolies en 1873 et 1928. Le toit fut alors remplacé par une dalle de ciment.
Les voûtes de l’église Notre-Dame de l’Assomption sont ornées de fresques du XIXe siècle, représentant des scènes de la vie de la Vierge Marie.

  • Retable du XVIIe siècle du maître-autel

    Ce retable en bois sculpté, peint et doré présente trois compartiments délimités par quatre colonnes pamprées à chapiteaux corinthiens. Il provient originellement de l’Abbaye cistercienne de Candeil détruite à la révolution
    Au centre, toile représentant la Crucifixion avec la Vierge, Marie-Madeleine et saint Jean.
    Dans les compartiments latéraux, deux statues d’apôtres installées chacune dans une niche cintrée.
    Couronnement : entablement, frontons pour les compartiments latéraux, édicules à niche au-dessus de la toile avec statue de l’Assomption de la Vierge, volutes en appui.
    Ornementation : guirlandes, angelots, palmes.

  • Croix reliquaire des comtes d’Armagnac

    Véritable chef d’œuvre de l’orfèvrerie religieuse, ce trésor a fait partie des plus beaux de France et a rejoint une exposition au Grand Palais à Paris.
    Elle fût l’objet d’une très grande dévotion car elle contient une parcelle de la croix du Christ et diverses reliques des Apôtres.
    Aussi fut-elle mêlée à la vie religieuse et à la vie civile de la communauté. Le Vendredi Saint, elle était portée en procession ; pour la fête de la Sainte Trinité, toutes les autorités constituées ainsi que les corporations et confréries (des tisserands, agriculteurs, cordonniers,…) suivaient la marche triomphale des reliques au travers des rues de la cité

Cette croix sortait aussi pour la procession solennelle qui commémorait jusqu’en 1840 la défaite des protestants de 1586.
À l’époque de la Révolution, un prêtre avait la garde de la croix ; d’abord cachée dans une remise, elle fût ensuite déposée, couchée sur un lit de mortier de plâtre dans un silo creusé au pied des murs du château.
C’est là, que la tourmente révolutionnaire passée, un porc cherchant sa nourriture, la retrouva d’un coup de groin vraiment providentiel !


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