Picquigny

Picquigny est située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Toponymie
Du nom de personne germanique Pinko et double suffixe -inius -acum.
Attesté sous Pinkinei ou Pinkeni en 942, Pinconii castrum en 1066, Pinchiniacum en 1110 et Pinquigniacu au XIIIe siècle.


On dit que le nom Picquigny est à l’origine du nom Picardie.

L’ancienne chapelle de l’Hospice
La porte fortifiée
Le pavillon Sévigné

Ainsi nommé depuis que Madame de Sévigné qui y passa 4 jours en avril 1689.

Stèle commémorant la Paix de Picquigny (1475)


Le 29 août 1475, par le traité de Picquigny le roi de France Louis XI a acheté au roi d’Angleterre Édouard IV une trêve mettant fin à la guerre de Cent Ans moyennant un tribut annuel de cinquante mille écus d’or (La guerre de Cent Ans était entrée dans une période de calme relatif après la bataille de Castillon en Gironde le 17 juillet 1453. Depuis chaque monarque réglait ses propres problèmes : le royaume d’Angleterre était secoué par une guerre civile entre les maisons de Lancastre et d’York (appelée aussi la guerre des Deux-Roses) tandis qu’en France, le roi de France Louis XI éatit occupé à contenir les ambitions territoriales du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire.

Le château et la collégiale de Picquigny vus de l’ouest

Collégiale Saint-Martin


L’histoire de la construction de Saint-Martin embrasse plus de cinq siècles. Les campagnes qui se sont succédé depuis le XIIe siècle ont supprimé toute trace ou presque de l’édifice primitif.
En 1066, Eustache de Picquigny, seigneur du lieu et ses deux frères Jean et Hubert, fondèrent un chapitre de 8 chanoines dans la chapelle du château (lequel était vraisemblablement une simple motte féodale). Cette chapelle castrale, alors bien plus petite que l’église actuelle et dont seuls les croisillons gardent des traces, fut alors élevée au rang de « collégiale ». Fondée sous le double vocable Saint-Martin et Saint-Jean-Baptiste, c’est une église à la fois paroissiale et collégiale, jusqu’à la fondation de l’église Saint-Jean-Baptiste à l’extérieur de l’enceinte qui devint l’église paroissiale.
Au cours des siècles suivants, les libéralités des seigneurs permirent au chapitre d’étendre la construction jusqu’au pied de la muraille du château. Cette proximité posera sans doute quelques problèmes.
Sur des soubassements de grès, l’église, en forme de croix latine, orientée liturgiquement (Est-ouest) est construite en pierres calcaires de Beaumetz probablement extraites des carrières situées sous l’oppidum de la Chaussée-Tirancourt, près du site de Samara, voire de l’emplacement de l’actuelle vaste cave.
L’édifice associe une nef de cinq travées à deux niveaux d’élévation (grandes arcades au premier niveau et fenêtres hautes au second) accostée de bas-côtés, deux chapelles basses formant transept, un chœur d’une travée droite flanquée d’une sacristie au sud et terminé par une abside à quatre pans. Le clocher s’élève au-dessus de la croisée du transept. (Ch. Bonnecase)
Les éléments les plus anciens du transept datent des XIe et XIIe siècle, la nef date du début du XIIIe siècle (contemporaine de la cathédrale d’Amiens), l’abside et le clocher du XVIe siècle. Le chœur a été rebâti au XVIe siècle ainsi que le clocher. La porte d’entrée actuelle a été aménagée au XVIIe siècle. L’édifice mesure, à l’intérieur, 40 mètres de long sur 15 mètres de large, dans la nef, 43,50 m sur 16,50 m hors tout.
Église paroissiale depuis la révolution et la dissolution du chapitre, la Collégiale Saint Martin fut classée Monument Historique en 19063. (In Brochure, Les amis de la collégiale de Picquigny, 2018)

L’édifice, qui était à l’origine la chapelle du château fort, se trouve à l’intérieur des remparts. On y accède soit par l’escalier Saint-Jean (côté est) soit en franchissant la porte fortifiée (côté ouest).

Le maître-autel en marbre rouge
La Vierge au rosaire

Tableau du peintre flamand Gaspard de Craÿer, 1651.

Saint Sébastien secouru par des anges, XIXe
Saint Joseph : Bois stuqué polychrome, XIXe
Vierge à l’Enfant : Bois naturel, XIXe
Sainte Marguerite : Chêne massif, XVIIe
Saint Martin portant une église : Bois polychrome, XVIe
Saint Jean-Baptiste : Bois doré
Saint Eloi bénissant : Bois polychrome, XVIe
Vierge à l’Enfant : Albâtre, doré, XVe
Châsse reliquaire des saints Firmin, Warlus et Luxor : XIIIe
Châsse reliquaire de saint Gaudence : Bois sculpté peint, 1668
Les fonts baptismaux, XVe ou début XVIe siècle
Blochet aux traits grossiers
Entrée du souterrain

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mardi 28 juillet 2020
par  gs

Le saint Roch de Picquigny (Somme)

Le saint Roch de Picquigny en la collégiale Saint-Martin
Dénomination de l’objet : Statue
Titre courant : Statue : Saint Roch
Localisation : Hauts-de-France ; Somme (80) ; Picquigny
Nom de l’édifice : Collégiale Saint-Martin
Emplacement de l’œuvre dans l’édifice : Nef, au bas, côté nord (…)

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